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Lettres des MahatmasPar les Mahatmas M. & K.H.DosLa publication de cette collection unique de lettres originales provenant des Instructeurs de Madame Blavatsky - Fondatrice de la Socété Théosophique - marque une époque et est d'une signification profonde pour les étudiants de la Théosophie et de l'Occultisme, qui trouveront dans ces pages une véritable mine de sagesse. Ces lettres, écrites à feu A.P.Sinnett depuis les solitudes Trans-Himalayennes du Tibet par deux membres de la Fraternité Occulte, dont Mme Blavatsky fut la première à témoigner de l'existence de nos jours, contiennent beaucoup de matière de valeur vouée à faire une profonde impression sur le public, aussi bien dans la Société Théosophique qu'en dehors d'elle. Elles couvrent un champs si vaste qu'elles attireront l'attention de lecteurs s'intéressant à la Science, au Mysticisme, à la Philosophie, au Spiritisme et à des sujets de ce genre. C'est un livre que ne peuvent se permettre de négliger aucun de ceux qui prétendent étudier ces questions. IntroductionIl est bien connu, parmi les étudiants de la Théosophie et de l'Occultisme, que les doctrines philosophiques et enseignements éthiques donnés au monde par le canal de la Société Théosophique, pendant les 16 années qui ont immédiatement suivi sa fondation en 1875, émanaient de certains Instructeurs orientaux, que l'on disais appartenir à une Fraternité Occulte, habitant les retraites trans-himalayennes du Tibet. H.P.Blavatsky, qui, avec le Colonel Olcott, fonda la Société Théosophique, reconnut ces Frères orientaux comme ses Instructeurs, et spécifia, non seulement qu'Ils existaient, mais qu'elle-même avait été formée et instruite par eux, pendant son séjour au Tibet, et pouvait donc parler en toute connaissance de cause, et par expérience personnelle. Ce ne fut pas avant 1880 qu'un autre témoignage fut fourni. Cette année-là, feu A.P.Sinnett, qui habitait alors l'Inde, put entrer en correspondance, par l'intermédiaire de Madame Blavatsky, avec ses instructeurs, qu'elle désignait par les termes variés de "Frères", "Mahatmas", et plus tard "Maîtres de Sagesse". Au cours de cette correspondance, qui s'étendit de 1880 à 1884, M. Sinnett reçut de nombreuses lettres des Mahatmas M. et K.H., les Instructeurs en question, et ce sont ces communications originales qui sont publiées dans le présent volume, sous le titre "Lettres des Mahatmas". Les circonstances entourant leur réception furent largement exposées par M. Sinnett dans "Le Monde de l'Occulte", et il n'est pas nécessaire de les préciser à nouveau. Ces lettres sont maintenant publiées avec la permission de l'Exécutrice Testamentaire du feu A.P.Sinnett, à qui elles furent léguées personnellement et sans conditions ; à son tour, et sur proposition de l'auteur de cette introduction, elle accorda à ce dernier le grand privilège d'assumer l'entière responsabilité de la transcription, de la disposition et de la publication de ces lettres sous forme de livre. L'auteur se chargea du travail avec le sentiment le plus total de la grave responsabilité accompagnant son acte, convaincu qu'il était que le moment était arrivé où les intérêts les plus élevés de la Société Théosophique exigeaient la publication complète des Enseignements des Maîtres donnés à M. Sinnett. Il ressent cette responsabilité d'autant plus profondément qu'il existe dans ce volume une lettre du Maître K.H. où dans un passage celui-ci écrit que ni lui ni son frère M. ne permettront jamais leur publication. Bien qu'il ne puisse y avoir aucun doute quant au fait que ces lettres n'étaient pas destinées à être publiées, à l'époque de leur rédaction, on peut également parfaitement supposer que l'impasse actuelle dans laquelle se trouvent les affaires de la Société n'avait pas non plus été prévue. A une époque où s'élève tant de polémiques sur ce qu'était et ce que n'était pas l'Enseignement originel des Maîtres, la publication de leurs écrits ne peut rien faire de moins que de servir les intérêts les plus élevés du grand mouvement qui revendique pour devise qu'"Il n'y a pas de religion supérieure à la Vérité". Les Maîtres sont ce qu'ils sont ; ce qu'ils ont écrits, et ni eux ni leurs doctrines n'ont besoin de l'acclamation ou de l'excuse des petits esprits. Il est quasiment impossible d'arriver aux faits ou même de se former une opinion exacte sur un sujet d'une telle portée en étudiant un livre composé d'extraits. Par conséquent, le dessein du compilateur a été que les membres de la Société Théosophique et le public dans son ensemble soient capables pour eux-mêmes d'étudier la vérité concernant les Maîtres et leurs doctrines telles que présentées dans ces lettres signées de leurs mains. A cette fin, l'ensemble des Lettres des Mahatmas laissées par M. Sinnett a été transcrit textuellement d'après les originaux et sans omission. Les ouvrages de M. Sinnett, Le Monde Occulte et Le Bouddhisme Ésotérique furent fondés presque entièrement sur les matériaux contenus dans les Sections I et II de ce volume. Une étude attentive de l'exposition de l'enseignement donné dans ces premiers ouvrages, comme de celui des auteurs théosophiques plus récents, donne des résultats intéressants lorsqu'on le compare à l'enseignement original contenu dans ces lettres. De nombreuses théories, devenues des dogmes acceptés des doctrines théosophiques modernes, se trouvent clairement révélées être inexactes et trompeuses, et en conséquence il peut être profitable au lecteur si les principaux points de divergence lui sont indiqués. On doit admettre qu'il s'est développé dans la Société durant les douze dernières années, une tendance croissante à placer une confiance indue dans les cérémonies, les ordres, les églises, les croyances et leur équivalents, sacrifiant de ce fait la virilité de l'effort individuel et la liberté de pensée que l'on percevait à l'évidence dans les premiers temps du mouvement. Le Maître K.H. écrit en termes les plus clairs sur le sujet, et il peut être bon de citer ses paroles. "Et maintenant, après avoir dûment fait la part des maux naturels et inévitables... je vais citer la plus grande cause, la cause principale de presque les deux tiers des maux accablant l'humanité depuis que cette cause est devenue une puissance. C'est la religion, sous quelque forme et dans quelque nation que ce soit. C'est la caste sacerdotale, la prêtrise et les Eglises ; c'est dans ces illusions tenues par l'homme pour sacrées qu'il doit chercher la source de cette multitude de maux qui est le grand fléau de l'humanité et qui risque de l'écraser. L'ignorance a crée les Dieux et la ruse en a profité". Et encore "Puisse-t-il être toujours loion de nos pensées de vouloir ériger une nouvelle hiérarchie pour l'oppression future d'un monde tyrannisé par les prêtres". Le message que ces paroles contiennent et sa conséquence pour notre temps sont suffisamment clairs. Pour quelques Sections de la Société on a également noté la tendance à dériver cers ce que le Maître K.H. appelle "la superstition la plus insensée et la plus funeste - le Spiritisme". Dans une autre lettre il écrit "Une Société psychique est en formation..., elle se développera et prendra de l'expansion et finalement la Soc. Théos. de Londres s'y incorpera, perdra d'abord son influence, puis son nom, jusqu'à ce que le nom même de Théosophie y devienne une chose du Passé". Il est regrettable que ces paroles soient aussi vraies aujourd'hui qu'à l'époque où elles furent écrites. Tout ce problème est débattu en tout sens dans ces lettres, de sorte qu'aucun malentendu n'est possible dans l'esprit de l'étudiant impartial. Le mal se situe aujourd'hui comme naguère dans la mauvaise compréhension de la véritable nature des phénomènes spirites. Ceux qui adhèrent aux méthodes du spiritisme affirment que des communications peuvent être établies avec les âmes et les esprits des disparus par l'entremise de médiums proprement qualifiés. Que ce genre de communications peuvent être établie, est acceptée comme un fait démontrable dans ces Lettres et n'est remise en cause d'aucune façon. Mais communication avec quoi ? Ici réside le noeud de toute l'affaire. Le Maître K.H. ne l'affirme pas une fois, mais bien des fois, que la communication avec les âmes et les esprits des morts est une impossibilité. A la mort, la conscience qui perdure dans les septième, sicième et cinquième principes de l'homme (et en ceux-ci sont inclus l'âme et l'esprit et tout ce qui rend l'homme humain), se retire dans une période de gestation inconsciente qui précède la renaissance dans le Deva Chan ou monde céleste. Elle laisse derrière elle, le cadavre physique, le double ou la contrepartie éthérique, et enfin la coque émotionnelle et mentale qui, dans la matière subtile, est la correspondance du corps physique, et qui, sur son propre plan, peut être appelé le véhicule de conscience, tout comme le corps physique est le véhicule de conscience dans le monde physique. Il doit cependant être clairement compris, que chacune de ces coques vides possède en propre une certaine conscience illusoire, qui est la conscience collective de l'agrégation des atomes et des molécules dont elles sont composées, et bien différente de la conscience de l'individu, ou entité véritable, qui l'informait durant la vie. Le corps physique possède une conscience similaire qui est purement animale et instinctive de par sa nature. Au moment de la mort, même la conscience de la coque la quitte pour un temps, et n'y revient pas avant que cela soit accompli qu'une certaine conscience de l'existence retournera dans les coques désertées. Ce sont des cadavres en décomposition qui temporairement peuvent être activement galvanisés par les efforts d'un médium ; ces coques peuvent communiquer et le font, mais seulement pour ainsi dire, à partir de la mémoire de ce qui fut, et non pas de la conscience des faits présents. C'est là la raison des messages souvent stupides, dénués de sens, sans parfum spirituel, en provenance de l'autre côté de la mort, lesquels dégoûtent tellement le chercheur de la véritable connaissance. La brèce analyse donnée ci-dessus est la règle pour toute l'humanité, à l'exception des victimes d'accident et des suicidés d'une part, et de l'autre de ces rares individus (seul l'occultiste entraîné sait combien ils sont rares) qui ont conquis pour eux-mêmes l'immortalité. Ces étudiants de l' "occultisme" qui croient être guidés par des entités désincarnées allant des théosophes disparus aux "Adeptes lorsqu'ils renoncent à l'usage de leur corps terrestre", au moyen des méthodes des médiums, des planches ouija et de leurs équivalents, feraient bien de reconsidérer leur situation à la lumière de ces Lettres. La communication avec des théosophes disparus (c'est-à-dire les entités réelles) ainsi qu'il a déjà été montré, est une impossibilité, car hélas ! ils ne peuvent pas être inclus parmi ceux qui ont atteint l'immortalité, les exceptions à la règle générale régissant l'humanité étant tellement peu nombreuses. Et quant aux conseils des "Esprits Adeptes" désincarnés, la question peut se poser de savoir comment ceux qui n'ont pas mérité d'être instruits individuellement par des Adeptes incarnés, pourraient raisonnablement s'attendre à recevoir une aide directe de Leurs supérieurs - les Esprits Planétaires, l'Armée Dhyan-Chohanique ? On ne peut pas trop fortement souligner qu'en extériorisant ainsi la source où il cherche l'inspiration, l'étudiant sacrifie toute possibilité des grandes réalités des connaissances spirituelles et du savoir direct. "Seule l'inconnaissable et incognissible Kârana, la Cause sans Cause de toutes les causes, devrait avoir son sanctuaire et son autel sur le sol sacré et à jamais inviolé de notre coeur - invisible, intangible, qui ne peut être mentionné, sauf par la "petite voix tranquille" - de notre conscience spirituelle. Ceux qui l'adorent devraient le faire dans le silence et la solitude sanctifiée de leurs Âmes, faisant de leur Esprit le seul intermédiaire entre eux et l'Esprit universel, de leurs bonnes actions les seuls prêtres, et de leurs intentions pécheresses les seules victimes expiatoires visibles et objectives offertes à la "Présence". L'importance de la compréhension correcte des doctrines se rapportant aux conditions post mortem, peut être jugée par la phrase significative du Maître K.H. "que celui qui détient les clés des Secrets de la Mort possède les Clés de la Vie". La double signification des doctrines théosophiques se rapportant à la Mort et leur application semblent avoir été manquées - ignorées. L'accès aux Mystères a toujours été par la Porte de la Mort ; et comme dans le "Livre des Morts" égyptien - sous le symbole du passage de l'Âme de la vie par la mort jusqu'en Deva Chan se tient caché le précieux enseignement qui correctement compris mènera à la renaissance l'aspirant qui a passé par les affres de la Mort alors qu'il était en Vie. Les lettres de la Section intitulée la Probation et l'état de Chéla ont un puissant impact sur le coeur à la fois du mystique et de l'occultiste. La sagesse, l'instruction, les nombreux détails intimes, tout cela se combine pour donner un nouvel éclairage non seulement sur les Maîtres eux-mêmes, mais sur toute la question de l'état de disciple. En lisant ces pages écrites il y a quarante ans on a la conviction que la voie conduisant aux Maîtres est ouverte aujourd'hui comme elle l'était alors. Mais la possibilité de réussite pour l'individu ne réside pas en suivant loyalement un chef personnel quelconque, et en s'engageant vis-à-vis de lui, mais dans la dévotion sans compromis à l'égard de l'Idée, - aux principes. Le Maître K.H. écrit à ce sujet : - "Il y a de toute évidence une tendance au culte des héros, et vous mon ami, n'en êtes pas tout à fait exempt... Si vous continuer vos études occultes et votre travail littéraire, apprenez alors à être fidèle à l'Idée plutôt qu'à ma misérable personne. Lorsque quelque chose est à faire, ne vous demandez jamais avant d'agir si je le souhaite ;... je suis loin d'être parfait, donc infaillible dans ce que je fais... Vous avez vu que même un Adepte, quand il agit dans son corps, n'échappe pas aux erreurs dues à la négligence humaine". Pour excuser les nombreuses anomalies créées par les fâcheuses contradictions qui existent entre les principes de la Société Théosophique et leur mise en pratique par des membres particuliers, il faut se rappeler, comme cela est souligné dans ces lettres, que les Maîtres ne guident ni ne contrôlent les actions de leurs disciples. D'après les règles de la Fraternité il faut accorder aux élèves la "pleine et entière liberté d'action, la liberté de créer des causes même si celles-ci, en temps opportun, deviennent leur "châtiment et leur pilori public"". - "Nos célas ne sont aidés que lorsqu'ils sont innocents des Causes qui leur valent des ennuis". Le sentier du disciple conduit au coeur de la Nature elle-même : la condition d'admission - une obéissance à ses lois - complète et absolue. Devant ces Lois Immuables, même l'Adepte le plus élevé doit s'incliner avec humilité. Pour le candidat à l'état de disciple toutes choses sont permises qui sont naturelles à l'Homme. Aucun acte naturel ne peut salir. Mais la "Science Occulte est une maîtresse jalouse qui ne permet même pas l'ombre d'une complaisance envers soi-même", et si les niveaux élevés de l'accomplissement spirituel doivent être atteint, le disciple doit être préparé à sacrifier et à transcender les désirs naturels du corps, et mener une vie, qui, selon les paroles du Maître K.H. est "fatale non seulement à la vie conjugale ordinaire, mais même à l'habitude de manger de la viande et de boire du vin". Ceux qui espéraient résoudre le problème du sexe au moyen de formules qui enfreignent des lois qui sont évidentes et connues, creusent de leurs mains le fossé qui en fin de compte doit engloutir tout ce qu'il y a d'humain en eux. Oser suggérer que de telles doctrines pourraient avoir l'approbation des Maîtres de la Sagesse (qui sont un avec la Nature) c'est non seulement proférer un blasphème, mais aussi une absurdité qui est l'évidence même dont seul un fou ou un déséquilibré pourrait se rendre coupable. Si cette question autorise le doute dans l'esprit des étudiants de l'occultisme en général, on ne peut pas en dire autant de ceux qui connaissent quelque chose des mystères intimes de l'Astrologie. Cette antique science peut prouver et prouvera qu'aucune formule pareille n'existe dans le livre de la Nature, et toutes les théories qui en découlent ne peuvent être considérées que comme de la Sorcellerie de la pire espèce. Que de telles doctrines existent, c'est là l'une des raisons du manque de virilité dans la Société aujourd'hui. L'examen de l'état intérieur de la Société Théosophique rappelle irrésistiblement à la mémoire tout ce qui fut écrit dans La Doctrine Secrète sur l'allégorie sublime de Prométhée - le titan crucifié, scrutant dans sa souffrance la venue de son "libérateur désigné par le ciel - Hercule", mais hélas jusqu'à présent ! en vain. A cette époque capitale dans l'histoire de la Société, ces pages de Madame Blavatsky sont porteuses d'un message de la plus profonde signification pour tous ceux qui ne sont pas trop aveugles ou trop peu disposés à voir la vérité qui y est contenue. Il est remarquable de voir comme il est donné raison à Madame Blavatsky, plus de trente ans après sa mort, sur presque chaque détail dans ces lettres. Peu de personnes ont été plus injustement insultées ; même certains parmi ceux qui la connaissaient intimement préféraient penser qu'elle avait commis toute sorte d'erreur plutôt que d'admettre un instant qu'ils pouvaient eux-mêmes avoir tort. Jusqu'à quel point fut-elle jamais cet imposteur décrit par M. Sinnett dans son ouvrage posthume "The Early Days of Theosophy in Europe", le lecteur peut l'apprécier s'il étudie la lettre LIV du Maître K.H. dans laquelle celui-ci livre son avis sur ses fautes. Ceux qui chérissent le souvenir d'H.P. Blavatsky pour son travail et pour les générosités qu'elle leur fit, ne peuvent, à la lecture de cette lettre, que ressentir qu'après tout elle était digne de leur estime ; et ceux qui ont essayé de noircir ce souvenir et de minimiser la valeur de son travail, qu'il s'élèvent - en vérité si cette prière peut être exaucée - jusqu'à des hauteurs où ils ne puissent jamais mériter pire condamnation. Nulle part ailleurs Madame Blavatsky n'est justifiée plus complètement que dans l'explication et la réfutation qu'elle donna dans La Doctrine Secrète, de la théorie mal interprétée concernant Mars et Mercure, publiée à l'origine dans Le Bouddhisme Ésotérique. Les détails de cette ancienne controverse sont bien connus des théosophistes, et il est heureux que la publication dans ce volume de la lettre si mal comprise à l'origine par M. Sinnett, réfute finalement les allégations lancées contre Madame Blavatsky à cet égard. Il est en effet surprenant que des théosophistes aient continué de permettre la divulgation de l'idée que Mars et Mercure appartenaient à la même chaîne planétaire que la Terre, car les faits montrent à l'évidence qu'il n'en est pas ainsi. Il est évident, au regard de l'astrologue, sinon à celui des étudiants des autres branches de la Science Occulte, qu'une telle théorie doit semer la confusion dans tout système et dans toute échelle de correspondance du Système Solaire : un fait qui par lui-même est suffisant pour montrer qu'elle doit être fausse. Mais la simple assertion des faits n'est pas suffisante, et il est nécessaire d'examiner en détail toute cette controverse depuis le début. Ceux qui souhaitent aller plus loin dans ce sujet sont renvoyés à l'étude qui est incluse dans l'Appendice à la fin de ce Volume. Là, tous les faits ont été traités pleinement par le compilateur, de manière concluante croit-il. Dans la vie de la Société Théosophique un cycle s'achève ; et avant que le lecteur n'ouvre ce volume il aura atteint sont inévitable conclusion. Ce cycle laissera derrière lui un héritage d'actions accomplies qu'il aurait été préférable de laisser inexécutées, et une accumulation de zèle appliqué à de mauvaises directions et d'occasions gaspillées dont peu peuvent être fiers. La vie nouvelle vigoureuse du cycle naissant, qui commence à circuler dans les veines du corps âgé, a, par nécessité, objectivité et rendu visible, tout ce qu'il contenait de nature contraire au progrès véritable. Si le Maître K.H. a écrit que "la Société ne périra jamais comme institution bien que des branches et des membres isolément le puissent", on doit aussi se remémorer les paroles de cet autre Instructeur, "que du vin nouveau ne peut pas être versé dans de vieilles outres et que celui qui veut trouver sa vie doit d'abord la perdre. Méfiez-vous de l'hypocrisie, car rien de ce qui est caché ne sera révélé, et rien de ce qui est tû ne sera rendu public. Et tout ce qui a été prononcé dans l'obscurité sera entendu dans la lumière, et ce qui a été murmuré toute porte close sera crié sur les toits. Des jours arriveront où une pierre ne demeurera pas sur une autre sans être arrachée. Prenez garde de ne pas être trompés car beaucoup viendront en Mon Nom disant, Je suis Lui, et les Temps sont proches - mais ne les suivez pas. Et lorsque vous entendrez parler de guerres et de troubles n'ayez pas peur : cela doit d'abord arriver mais la fin n'est pas encore là. Car ces jours sont ceux de la vengeance divine. Et il y aura des signes dans le Soleil, dans la Lune et dans les Etoiles, tandis que sur la Terre il y aura du désarroi et de la confusion en entendant le mugissement de la mer et des vagues ; le coeur des hommes se dérobera par peur au pressentiment de ce qui attend l'univers. Car la révolution des astres dans les cieux sera ébranlée, et alors ils verront le Fils de l'Homme venir en puissance dans une grande gloire. Lorsque ces choses commenceront, regardez en l'air - car votre libération est proche". Du naufrage qui est inévitable une forme s'élèvera qui pourra être digne de l'immortalité. Que ceux qui ont grabi la colline et vu la vision, et qui dans cet air pur et doux ont entendu retentir la note du cycle naissant, tiennent bon, et se souviennent dans les jours à venir de l'harmonie, de la beauté et de la vérité qu'ils ont vues. A. Trevor Barker
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